Qu’est-ce que l’hydroponie ?

Aujourd’hui, environ 70% des tomates produites en France sont cultivées hors sol. L’hydroponie, longtemps associée à la culture de marijuana, est devenue une méthode de culture de plus en plus utilisée par les maraîchers. Depuis quelques années, plusieurs startups se sont emparées de cette technique pour promouvoir ce qu’on appelle l’agriculture urbaine. Elle permet aux citadins et à tous ceux qui n’ont pas la main verte de faire pousser chez soi ses propres fruits, légumes et aromates. Comme notre jardinière d’intérieur Lilo fonctionne grâce à ce principe, l’équipe de Prêt à Pousser a décidé de vous faire un petit topo pour tout savoir sur l’hydroponie.

Culture hydroponique : mode d’emploi

Ce mode de culture hors sol permet de faire pousser des plantes. Les graines sont d’abord semées dans un substrat (fibre de coco, laine de roche, billes d’argile…). Ensuite, les plants poussent dans une eau régulièrement approvisionnée en nutriments. Comme dans Lilo : vous n’avez qu’à déposer votre capsule d’aromates dans le flotteur, les racines se développent dans l’eau.  Elles peuvent ainsi puiser directement l’eau, l’oxygène et les nutriments dont elles ont besoin. Cela favorise la pousse de vos plantes tout en optimisant leur rendement.

Avec la culture hydroponique, fini les potagers qui font grise mine sur le balcon, à la merci de la pluie et du beau temps. Vous pouvez faire pousser à peu près n’importe quoi toute l’année et chez vous. Cette technique, économe en eau, permet aussi de doubler la production. A l’atelier, on a pu constater qu’un plant de basilic mettait environ 1 mois et demi à atteindre sa taille adulte, contre le double pour certaines cultures en terre exposées aux aléas météorologiques !

qu-est-ce-que-l-hydroponie

La culture hors sol : une technique ancestrale

Mayas, Aztèques, Égyptiens… Ces civilisations utilisaient déjà la culture hydroponique il y a bien longtemps ! Selon les archéologues, la paternité officielle de l’hydroponie revient aux Aztèques. La capitale de leur empire, Tenochtitlan, était construite sur des marécages. Ils faisaient donc pousser une partie de leur nourriture sur des radeaux, faits de jonc et de roseaux qui flottaient dans les canaux qu’ils avaient aménagés. Les racines des plantes traversaient le substrat et baignaient alors dans l’eau du lac. Vous connaissez les jardins de Babylone ? eh bien ils proposaient également des systèmes de jardins suspendus grâce à l’hydroponie.

  L’hydroponie : à la conquête de l’espace ?

fleur grâce à culture hydroponique dans l'espace

Dans le film Seul sur Mars de Ridley Scott, le héros parvient à survivre vaillamment pendant 4 longues années sur la planète rouge en faisant pousser des pommes de terre. Si  cette technique reste pour le moment de l’ordre de la science fiction, il se pourrait pourtant bien que l’homme parvienne un jour à vivre dans l’espace.  Irréaliste ? Le 17 janvier 2016, l’astronaute américain Scott Kelly a envoyé sur Twitter une photo de la première fleur de l’espace. Cultivée dans la Station Spatiale Internationale, ce zinnia avait fait l’objet d’une culture hors sol grâce à l’hydroponie. Cette expérience fait partie d’un vaste programme créé par la NASA, le projet Veggie. Ce projet a pour but de développer la production de nourriture dans l’espace afin de garantir l’autonomie des astronautes lors de missions plus longues.

A ne pas confondre avec l’aquaponie :

L’aquaponie ? C’est comme l’hydroponie, avec les poissons en plus. Les poissons grandissent dans l’eau et leurs rejets, riches en azotes et autres urées, remplacent les solutions nutritives injectées dans l’eau dans les cultures hydroponiques. Ça permet de faire pousser ses légumes et d’élever ses poissons en évitant le gaspillage d’eau. En bref : une agriculture biologique pour un gain écologique.

 

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