[Interview PAP #2] Méryl Hubert : « Si je pouvais photoshoper la vie… ! »

Qui es-tu ?

Dans la vie, j’adore rire, titiller les gens, les provoquer pour décrocher un sourire, une réaction et parfois même un débat.
Rien n’est plus réussi pour moi qu’une création artistique qui retranscrit une situation absurde, une blague, un jeu de mot – le plus pourri soit-il- et que ça marche ! Inciter à rire de tout et pour le coup, avec n’importe qui.

Blague à part, pour une présentation un peu plus classique : je m’appelle Méryl, j’ai 28 ans et je suis passionnée par l’image.

Prêt à Pousser Méryl

Quel a été ton parcours avant d’arriver chez PaP ? Etre graphiste, une évidence depuis toujours ?

Depuis que je suis toute petite, je fais de la couture, de la peinture, du dessin. Je n’étais pas du tout scolaire et un jour ma mère m’a dit « Méryl, tu es faite pour créer, alors arrête de papillonner et go !». À l’époque j’avais peur que les études d’art transforment ma passion en contrainte et qu’elles finissent par me dégouter des pinceaux … mais finalement pas du tout.

Après un bac STG, j’ai suivi une formation à l’ECV de Nantes où j’ai obtenu un M2 en design graphique. Tu peux d’ailleurs retrouver l’une de mes interviews sur leur site.

Je suis sortie de mon école en 2013, diplômée avec la mention très bien et les félicitations du jury. Je ne dis pas ça pour me la péter … C’est surtout pour dire que même après cela j’ai galéré à trouver un boulot qui me corresponde, qui accepte mon univers. Comme quoi le diplôme ne fait pas tout dans cette filière.  J’ai envoyé mon CV à de nombreuses entreprises sans réponse. Ma patte était surement déjà trop prononcée mais je ne voulais pas y renoncer.

Avec une amie, nous avons donc monté notre propre studio de design graphique : le studio La NANA. C’est un projet qui nous tient à cœur et que je continue en parallèle de mon travail chez Prêt à Pousser en sélectionnant quelques contrats de temps en temps.

Prêt à Pousser Méryl Hubert

Comment as-tu connu PaP ?

Un de mes amis m’a identifiée sur la publication Facebook de Prêt à Pousser « nous recherchons un nouveau graphiste ». L’univers graphique, le panel de couleurs flashy et la pointe d’humour dans chacune de leur création m’inspiraient énormément. Je sentais qu’il y avait un fort potentiel de création. Je trouvais notamment le travail photo des recettes vraiment chouette. Malgré les centaines de likes et de partages qui me laissaient peu de chance, je me suis dit qu’il n’y avait rien à perdre et j’ai postulé. Et voilà, j’ai commencé en avril !

Quel est ton rôle chez Pap ? Peux-tu nous donner une journée type ?

Je suis en charge de la direction et de la création artistique chez Prêt à Pousser. Il n’y a pas vraiment de journée type mais disons que la constante est que je suis toujours à la fois sur des projets longs et courts. Par exemple, dans une journée je vais aussi bien travailler sur le packaging (projet long), que sur une petite créa pour un post facebook (projet court). Parfois je me balade dans notre pépinière pour trouver de l’inspiration au milieu des plantes et pouvoir m’amuser avec. J’en décapite une de temps en temps pour mes photos insta histoire de les prendre sous toutes leurs coutures.  Ce qui est sympa dans ce métier c’est que j’ai des missions très variées et que je travaille avec de nombreuses personnes. Pour te donner un exemple, avec Lucie la semaine dernière on a organisé deux tournages vidéo pour nos partenariats. L’un avec Kalios, l’autre avec Nicola, le petit laborantin des cocktails du Mio Posto. À côté de cela, on a vu comment mettre en avant nos produits avec de belles photos de Lilo sur Amazon avec Emma.

Prêt à Pousser aromates plage

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration je la trouve au partout ! Tout ce qu’il y a dans la rue peut m’inspirer. Durant chaque balade, mon esprit cogite à l’affut du moindre détail qui pourrait servir pour un projet… Je prends également le temps de faire du travail de veille qui me permet de ne jamais être à court d’idées lors d’une création. Finalement, l’enjeu n’est pas tellement d’avoir ou non l’inspiration, mais de sélectionner la bonne idée parmi les 1000 idées plus ou moins loufoques qui me passent par la tête. Et pour ça, chez Prêt à Pousser, je suis super bien entourée !

Qu’est-ce que tu préfères et utilises comme outils graphiques ?

La photo ! Lorsque je suis partie me former au Canada au cours de mes études, j’ai eu la chance d’apprendre à manier l’art de la sérigraphie et de la photographie. Pour la photo, je crois que ça se ressent dans mon travail aujourd’hui. Après j’utilise le meilleur logiciel de tous les temps : photoshop ! Ah si seulement je pouvais photoshoper la vie … Elle serait beaucoup plus fun.

Prêt à Pousser BHV

Quelle est ta plus grande fierté ? Le défi que tu as su relever ?

 

Hum… ma campagne pour la fête des mères je crois : « Vous avez grandi, vos cadeaux aussi ». C’était ma toute première commande pour Prêt à Pousser. Je pense que c’était un projet assez ambitieux au vu de la deadline qui me laissait une semaine pour trouver le concept, trouver des figurants enfants/adultes cohérent, faire un planning shooting avec les dispo des gens et garder un peu de temps pour la post-prod. Bref c’était sportif, mais je suis assez fière du résultat.

Prêt à Pousser fête des mères

Qu’est-ce que tu aimes chez Prêt à Pousser ?

Tout. L’ambiance, l’esprit jeune, les valeurs, la simplicité des gens, l’alchimie entre tous. Je suis trop contente de partir travailler le matin.

Toutes mes idées sont toujours super bien reçues par l’équipe et prises avec le sourire. Ils viennent souvent papoter à mon bureau pour me donner leur avis… et n’hésite pas à me dire quand je pars trop loin : – euh… ça non Méryl, là faut pas déconner  – Aller… Non ? Roooh bon d’accord !

Prêt à Pousser graphistes

Comment accompagnes-tu Charlie, le nouveau stagiaire qui t’aide à la créa ?

Tout d’abord on se répartit les tâches selon les besoins de l’équipe. On brainstorme ensemble sur les idées, les pistes qu’on pourrait aborder pour chaque problématique. Ensuite, je le laisse assez libre dans sa création. Comme je suis sa voisine de bureau, il n’hésite pas à me demander 2-3 conseils si nécessaire. Quand il a fini, il m’envoie son travail et je lui fais mes derniers retours avant de présenter son travail à Romain.

As-tu un conseil à donner à des graphistes en herbe ?

Franchement, restez vous-même et ne lâchez rien ! Vous perdrez de votre valeur et potentiel si vous acceptez un job qui vous oblige à vous conformer et à changer votre singularité. A la sortie de mon école, on m’a proposé de rejoindre l’équipe de TBWA, une des trois plus grandes agences de communication française. J’ai refusé parce que je détestais le milieu de la pub et que je ne voulais pas étouffer ma créativité en me faisant formater par les codes de la publicité. Quand j’ai galéré à trouver un taf qui me correspondait, j’avoue que je me suis mise à douter de mon choix. Mais aujourd’hui je ne regrette absolument rien, je n’aurais jamais pu aussi bien développer mon univers. Et en plus, cela m’a permis de toujours bosser pour des projets éthiques qui me tenaient à cœur.

Quelle est ta capsule préférée ? Qu’est-ce que tu as actuellement dans ton Lilo ?

Le basilic parce que c’est le meilleur ami des pâtes et que j’adoooore les pâtes.

Je viens de lancer mon potager d’intérieur Lilo avec de la ciboulette, du thym et un bébé basilic. J’ai trop hâte d’arriver à la récolte !

 

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